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Maladie d’Aujeszky

Maladie d’Aujeszky
Maladie d’Aujeszky détectée dans l’Oise
Fin décembre, un chien a été contaminé par la maladie d’Aujeszky sur le massif de la Forêt domaniale de Compiègne. Une suspicion a été relevée sur la commune de Bury.

La maladie d’Aujeszky est d’origine virale (herpès virus). On l’appelle également « pseudo rage » du fait des atteintes nerveuses qu’elle occasionne. Elle touche les suidés (famille des mammifères parmi lesquels les sangliers ou encore les porcs domestiques). Cette maladie n’est pas une zoonose du fait qu’elle n’est pas transmissible entre chiens (culs de sac épidémiologiques) ou bien à l’homme.

Les chiens pratiquant la chasse sont donc particulièrement exposés au risque de contamination. Celle-ci intervient par morsure, contact ou encore après ingestion des abats ou de la viande crue de porc ou de sanglier.

Les chiens peuvent contracter cette maladie, après des contacts acharnés qu’ils entretiennent avec des sangliers abattus ou blessés, porteurs de la maladie ; mais aussi, en ingérant de la viande ou des abats crus de sangliers malades.

Aussi la conduite à tenir est la suivante :

Chez le chien de chasse :

  • La mesure la plus efficace consisterait à éviter tout contact entre le chien de chasse et les sangliers, mais c’est difficilement envisageable.
  • En France, il n’existe aucun vaccin ayant reçu une autorisation de mise sur le marché (AMM) en vue d’une utilisation dans l’espèce canine. Pour s’en procurer à l’étranger, il faut une dérogation, et de toute façon, l’efficacité de la vaccination est apparemment relative.
  • Une mesure indirecte consiste à proscrire la distribution de viande ou d’abats de sangliers crus aux chiens de chasse (les faire cuire).

Chez le sanglier

  • Il n’existe pas de mesure de lutte contre la MA,
  • Puisque la transmission de la maladie entre les sangliers peut se faire par contact direct, l’attitude la plus raisonnable à adopter est de :
    • Réduire les populations,
    • Éviter les rassemblements d’animaux,
    • Éviter l’abandon de viscères sur le terrain.

 

Personnes à contacter en cas de suspicion : agent de développement FDCO du secteur et :