Menu

La chasse dans l'Oise

Modes de Chasse

Du perdreau au chien d’arrêt, en passant par la passée aux canards, le hutteau sur le littoral, la vénerie du cerf, ou le lièvre au chien courant, la chasse française revêt de nombreuses pratiques, toutes passionnantes, dans des paysages différents, magnifiés par la quête du gibier.

 

 

Dans l’Oise, on retrouve principalement :

  • La battue : Traqueurs et chiens rabattent bruyamment le gibier vers une ligne de tireurs postés. C’est le mode de chasse au grand gibier le plus répandu en France.
  • La chasse devant soi : C’est la chasse de plaine par excellence. Elle peut se pratiquer avec un chien d’arrêt.
  • La chasse à la botte : On prospecte les zones humides en essayant de surprendre le gibier d’eau. C’est l’équivalent de la chasse devant soi en plaine.
  • La chasse au furet : On débusque le lapin de son terrier grâce à un furet introduit dans les terriers.
  • Chasse à l’affût : On se dissimule dans des secteurs fréquentés par les animaux. Ce mode de chasse permet l’identification précise de l’animal. Elle se pratique essentiellement au lever du jour ou au crépuscule, souvent du haut d’un affût (mirador).
  • Chasse à l’approche : le chasseur parcours en silence un territoire, à la recherche d’un gibier (renard, chevreuil, sanglier et cerf).
  • La chasse aux chiens courants : on lance des chiens à la poursuite du gibier et on se poste pour tirer à proximité des coulées (passages) fréquemment utilisées par le gibier.
  • La chasse à la passée : On se cache là où le gibier d’eau passe le matin et le soir. Tôt le matin ou le soir au crépuscule, le chasseur se dissimule à proximité du passage présumé des canards ; entre leurs zones de repos et de gagnage. Immobilité et camouflage sont les atouts essentiels. Un chien de rapport (labrador) est souvent indispensable.
  • La chasse à la hutte : Depuis un affût spécialement aménagé, on fait poser les canards pour les tirer à portée. La « hutte » (Nord – Picardie) ou « gabion » (Normandie) ou « tonne» (Sud Ouest) est une installation fixe ou « flottante » bien camouflée au bord d’un plan d’eau. Le chasseur place des appelants (vivants ou artificiels), qui incitent les canards à survoler le plan d’eau et à s’y poser. La chasse à la hutte se pratique surtout la nuit ; elle compte des dizaines de milliers de passionnés, en particulier dans les régions littorales et arrière-littorales.
  • La grande vénerie : Elle se pratique à cheval et concerne le cerf, le chevreuil, le sanglier. Elle est pratiquée par des équipages de veneurs, « les piqueux » et les « boutons », sous la direction d’un « maître d’équipage ». Les chiens utilisés en grande vénerie sont des grands chiens courants (poitevins, grands bleus de Gascogne, grands français, fox hounds …). En faisant le pied, la meute de chiens lance alors l’animal et le poursuit en donnant de la voix jusqu’à ce qu’il soit épuisé et qu’il se laisse prendre : c’est « l’hallali », ensuite il est servi, (c’est-à-dire achevé) par le veneur. La chasse s’accompagne de sonneries de trompes qui indiquent les principales circonstances du « laisser courre ».
  • La petite vénerie : Se pratique surtout sur le lièvre, le renard et le lapin. Le veneur est à pied. Cette chasse demande beaucoup d ‘expérience et d’endurance. Les chiens sont de taille moyenne (anglo-français tricolore, beagle, basset fauve de Bretagne,…). Le veneur suit ses chiens à la course, les faits chasser et n’utilise pas d’arme.
  • La vénerie sous terre (ou chasse sous terre ou déterrage) : Elle consiste à capturer renards et blaireaux dans leur terrier. Après avoir introduit des chiens (fox terrier, teckels,…) dans les gueules de terrier il faut suivre la chasse l’oreille collée au sol. Si les chiens parviennent à acculer le gibier, les hommes creusent pour capturer l’animal au fond du terrier.
  • La chasse au vol :Quelques passionnés pratiquent de nos jours l’art difficile de la chasse au vol. Le haut vol est pratiqué avec des faucons, le bas vol avec l’autour des palombes, l’épervier et même des aigles.
    • Le haut vol fait tomber le rapace en un piqué vertigineux sur sa proie. Il permet la capture d’oiseaux tels que perdrix ou faisans.
    • Au bas vol, le rapace poursuit la proie et la rattrape. Il peut s’agir d’oiseaux ou de mammifères tels que lapin, lièvre et même renard.
  • La chasse à l’arc : on utilise un arc comme arme de chasse. Cette chasse à tir est silencieuse ; particulièrement difficile, elle demande une connaissance parfaite du milieu et des animaux. C’est en effet à quelques mètres seulement qu’il faut approcher le gibier avant de décocher une flèche. On chasse à l’affût ou à l’approche. Tous type de gibiers peuvent être chassés à l’arc (lapin, lièvre, ragondin, rat musqué, oiseaux, grand gibier,…)
  • La recherche au sang : Que ce soit à l’approche ou en battue, il peut qu’un grand gibier tiré à balle ne soit que blessé. Il faut alors éviter de fouler la voie et faire appel à un conducteur de chien de sang, qui, quelques heures plus tard, retrouvera l’animal. Des chiens de plusieurs races peuvent, après dressage, devenir des chiens de recherche au sang. Les teckels sont cependant le plus souvent employés.
  • D’autres types de chasse existent : la billebaude, les palombières, la chasse en hutteau, en bateau …

 

Espèces chassées

On ne peut chasser que les animaux figurant sur la liste des espèces chassables fixée par le ministre.
Les seuls modes de chasse autorisés en France sont :
  • La chasse à tir
  • La chasse à courre
  • La chasse au vol

Certaines chasses traditionnelles (matoles, gluaux, tenderies, tendelles, pantes et pantières) sont également autorisées, dans des conditions bien précises, pour la capture d’espèces en petites quantités.

Retour en haut